BMW i3 : l’avis sans filtre de Schlotter après 130 000 km
BMW i3 : l’avis sans filtre de Schlotter après 130 000 km
Achetée en 2017 parce qu’elle était la seule électrique dans son budget, elle a depuis parcouru 130 000 km sans le moindre souci : le retour d’expérience d’un conducteur très satisfait d’une voiture qui n’a pas pris une ride.
Après la Nissan Leaf de Stéphane et ses 314 000 km, voici un autre témoignage de longue durée, cette fois du côté de l’électrique premium : la BMW i3 de Schlotter. Achetée en 2017, à une époque où les voitures électriques abordables se comptaient sur les doigts d’une main, elle affiche aujourd’hui 130 000 km au compteur, une autonomie réduite mais assumée, et aucun problème à signaler. Voici son retour complet.
1Présentation du véhicule : la BMW i3
Lancée fin 2013, la BMW i3 a été l’une des premières voitures électriques de série proposées par un constructeur premium européen. Plutôt que de transformer un modèle thermique existant, BMW a conçu pour elle une architecture entièrement dédiée : une caisse en plastique renforcé de fibres de carbone, un châssis en aluminium, des portes arrière à ouverture antagoniste et un habitacle très aéré qui contraste avec un gabarit très compact, d’à peine plus de 4 mètres de long. Assemblée à Leipzig, en Allemagne, elle a gardé jusqu’à la fin de sa carrière un look que beaucoup jugent encore futuriste.
Le millésime 2017 correspond à une période charnière pour ce modèle. Deux batteries ont en effet coexisté au catalogue cette année-là : le pack d’origine de 22 kWh bruts (60 Ah), annoncé à 190 km en cycle NEDC, et le nouveau pack de 33 kWh bruts (94 Ah), introduit à l’été 2017, dont environ 27 kWh sont réellement utilisables et qui promettait 300 km NEDC, soit environ 200 km en conditions réelles selon BMW. Dans les deux cas, la i3 repose sur le même moteur électrique synchrone à aimants permanents de 170 chevaux (125 kW) et 250 Nm de couple, monté à l’arrière.
| Caractéristique | i3 22 kWh (60 Ah) | i3 33 kWh (94 Ah) |
|---|---|---|
| Moteur | 170 ch (125 kW) – 250 Nm | 170 ch (125 kW) – 250 Nm |
| Batterie brute / utile | ≈ 22 kWh / ≈ 19 kWh | ≈ 33 kWh / ≈ 27 kWh |
| Autonomie NEDC annoncée | ≈ 190 km | ≈ 300 km |
| Autonomie réelle estimée à l’époque | ≈ 130 km | ≈ 200 km |
| Recharge rapide (CCS) | jusqu’à 50 kW | jusqu’à 50 kW |
Quelle version pour Schlotter ?
Son questionnaire ne précise pas la capacité de la batterie de sa i3, ni la présence ou non de la version à prolongateur d’autonomie (« Range Extender »). Les autonomies qu’il relève, 130 km en été et 100 km en hiver, sont cohérentes avec une version 22 kWh, mais aussi avec une version 33 kWh dont la batterie a vieilli après 130 000 km. Dans les deux cas, ses chiffres sont ceux d’un usage réel, et c’est bien ce qui les rend intéressants.
Fiche d’identité du véhicule de Schlotter
Km parcourus depuis l’achat : 130 000 km, soit l’intégralité du kilométrage au compteur.
2L’avis de Schlotter, propriétaire depuis 2017
Pourquoi ce choix ?
La réponse de Schlotter est d’une simplicité désarmante : c’était la seule voiture électrique dans son budget en 2017. Elle rappelle à quel point l’offre était limitée à l’époque. Entre une citadine à l’autonomie modeste et une berline premium hors de prix, les options réellement accessibles pour un particulier étaient rares. Un choix de raison, donc, qui s’est transformé au fil des années en vraie réussite.
Satisfaction générale
Neuf ans et 130 000 km plus tard, Schlotter se dit « Très satisfait » de sa BMW i3. Un niveau de satisfaction notable pour un choix fait d’abord par contrainte budgétaire, et qui confirme que l’usage prolongé a largement dépassé les attentes initiales.
Autonomie réelle constatée
Soit un écart d’environ 23 % entre l’été et l’hiver, un ordre de grandeur classique pour une batterie de cette génération, sensible au froid et dont la gestion thermique restait plus simple que sur les modèles actuels.
Ces chiffres sont modestes comparés aux standards d’aujourd’hui, où une citadine électrique dépasse souvent 300 km réels. Mais ils sont à replacer dans leur contexte : une voiture de neuf ans, déjà passée par 130 000 km de charges et de décharges, qui continue de proposer plus de 100 km d’autonomie même en plein hiver. Pour un usage quotidien de trajets courts et réguliers, c’est un résultat tout à fait exploitable.
Ce qu’il retient de positif
👍 Points positifs
- Une voiture encore d’actualité, plusieurs années après son achat
👎 Points négatifs
- L’autonomie, limitée
Le propos de Schlotter est volontairement bref, mais il en dit long. Qu’une voiture conçue au début des années 2010 soit encore jugée « d’actualité » en 2026 est assez révélateur de la façon dont la i3 a vieilli. Sa silhouette singulière, sa structure en carbone, son poids contenu et son agrément de conduite en ville lui ont permis de rester pertinente alors que beaucoup de ses contemporaines paraissent aujourd’hui datées. Son unique réserve, l’autonomie, est celle que formulent presque tous les propriétaires de i3, et elle ne l’empêche visiblement pas d’être pleinement satisfait.
Un point d’attention à connaître
À l’époque, la batterie de la i3 était garantie 8 ans ou 100 000 km selon les fiches constructeur. Avec 130 000 km au compteur, le véhicule de Schlotter a donc dépassé cette limite kilométrique, ce qui rend son absence de problème d’autant plus remarquable. Pour un achat d’occasion, il reste prudent de se renseigner sur l’état de santé de la batterie avant de s’engager.
Aucun problème technique rencontré
Rien à signaler sur 130 000 km
À la question des problèmes rencontrés, Schlotter répond simplement « RAS », « rien à signaler ». En neuf ans et 130 000 km, sa BMW i3 n’a donc connu aucune panne, un bilan de fiabilité particulièrement rassurant pour une voiture à la technologie pionnière.
En résumé
Le témoignage de Schlotter illustre une réalité souvent oubliée : une voiture électrique de première génération, bien entretenue, peut rouler très longtemps sans broncher. Sa BMW i3 a parcouru 130 000 km sans problème, conserve un autonomie réelle de 100 à 130 km selon la saison, et reste à ses yeux d’actualité. Le seul point faible, l’autonomie, est connu depuis l’achat et assumé. Un bilan très positif, qui rappelle qu’une électrique n’a pas forcément besoin d’une énorme batterie pour être un excellent choix au quotidien, à condition que l’usage corresponde à ses capacités.
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- BMW i3 33 kWh : 300 km d’autonomie en cycle NEDC — Automobile Propre
- Fiche technique BMW i3 94 Ah (2017) — Fiches-auto
- Fiche technique BMW i3 94 Ah Connected Suite (2017) — Caradisiac
Merci à Schlotter pour ce témoignage concis et sincère. Un grand merci également à tous les conducteurs qui prennent le temps de partager leur expérience : c’est grâce à ces avis que la communauté Je Vends mon VE avance, ensemble, vers une mobilité électrique plus transparente.
